Récit historique ou légende ?

La multiplication des pains - James Tissot - (DP)
Le miracle de la première multiplication des pains est plutôt extraordinaire : Jésus nourrit une foule (5000 hommes, sans compter femmes et enfants) à partir de 5 pains et 2 poissons !
Jean 6:5-13
Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe :
- Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ?
Il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit :
- Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.
Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :
- Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens ?
Jésus dit :
- Faites-les asseoir.
Il y avait dans ce lieu beaucoup d'herbe. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des poissons, autant qu'ils en voulurent.
Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples :
- Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.
Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d'orge, après que tous eurent mangé.
Voilà une histoire qui relève bien de la légende, non ? Comment peut-on y croire ? Qui y croit encore ?

Etant donné que je crois en Dieu, et que je crois qu'il est "Tout-puissant", il me semble évident que multiplier de la nourriture ne représente aucune difficulté pour Lui. Mais pour ceux qui ne le croient pas encore, il y a des raisons plus "terre-à-terre", de simples faits.

Comment peut-on croire à un miracle ? Plusieurs caractéristiques nous permettent d'être sûrs que les événements sont bien historiques.

Ce récit est rapporté dans les 4 évangiles, avec des détails différents, permettant de situer clairement les faits dans le temps et géographiquement. A l'époque où les évangiles ont été écrits, il était donc assez facile d'aller voir directement sur les lieux et de retrouver des témoins pour vérifier.

Quelques coïncidences entre les évangiles montrent que ceux qui les ont écrits sont véridiques, notant ce qui les a marqués, sans artifice.

Marc raconte qu'il y avait beaucoup de passants (à Capernaüm)... et l'explication se trouve indirectement dans l'évangile de Jean : c'était bientôt Pâques, donc les gens se préparaient pour aller à Jérusalem. D'ailleurs, pour être tranquilles, Jésus et ses disciples partent dans la direction inverse.

Prenant une barque, ils vont dans un lieu désert, mais où ? L'évangile de Luc le précise : « Les apôtres, étant de retour, racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait. Il les prit avec lui, et se retira à l'écart, du côté d'une ville appelée Bethsaïda. » (Luc 9:10) Or, Bethsaïda est la ville d'origine de trois des disciples « Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre. »(Jean 1:44). Et c'est justement à Philippe que Jésus demande où acheter des pains, et c'est André qui trouve quelqu'un dans la foule.

Matthieu, Marc et Jean rapportent tous les trois que les gens se sont assis « sur l'herbe ». Apparemment cela les a marqués. Il y a eu une deuxième multiplication, rapportée par Marc et Matthieu, pour laquelle ils disent simplement que les gens se sont assis par terre.

Toutes les circonstances entourant le miracle correspondent à des simples faits de la vie de tous les jours, racontés par différents témoins avec beaucoup de cohérence, montrant bien que le récit est véridique. Miracle inclus.

Voir aussi : J.J. Blunt's "Undesigned scriptural coincidences"

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